mardi, 10 novembre 2009

Astro Boy

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Metro city, une ville ronde, sans un seul angle droit flottant au-dessus de montagnes de déchets. Si vous pensez à Wall-e vous pensez bien mais les ressemblances s'arrêtent là. Astro Boy est bien plus basique. Un méchant politique qui vise la réélection, la découverte de deux énergies (bleue positive, rouge négative), ici on fait dans la simplicité. Sans être lecteur de Tezuka mais en lisant le synopsis du manga, on découvre une adaptation ciné qui reprend évidemment l'idée de base mais s'écarte vite du récit original. Démonstration, dans le manga le père d'Astro renie sa création, qui est à l'image de son fils, et la vend à un cirque de robots. Tout ici est éclairci, le père renie son fils mais ne le vend pas. Le sentiment d'une œuvre américanisée mais de manière trop poussée. Comme avec ces robots censés être comiques mais qui ne servent strictement à rien. Robots d'entretien ou du front de libération, des exemples qui résument bien la copie du Robots de Chris Wedge qui a été faite. Ils alourdissent inutilement le rythme si bien qu'une fois placé sur terre, le récit semble s'arrêter net.

Par la suite le petit robot se fera la troupe d'amis habituelle, une bande de bras cassés avec de l'amitié à revendre. Ces orphelins ont qui plus est un graphisme à l'opposé de ce qui a été vu avant, la différence évidente est une pilule difficile à avaler. Heureusement qu'Astro est là pour relancer l'intérêt du film. Il offre au film sa fluidité fusées aux pieds et roquettes aux poings. La sensation du premier vol rappelle tout à fait celle qu'on a pu partager avec Tony Stark dans ses premiers essais. Pendant que les enfants s'extasient devant ces belles séquences de vol et de combats aériens, les plus grands pourront toujours (s'ils en ont le courage pendant un tel film) réfléchir aux questions que pose l'enfant robot. A la manière du petit David d'A.I. Intelligence artificielle de Spielberg, Astro soulève des interrogations intéressantes. Les autres robots sont soumis aux trois lois d'Asimov (évoquées dans le film), qu'en est-il d'Astro? Un bon point pour le film qui se dote ainsi d'un second niveau de lecture. Astro Boy possède donc de réels atouts dans sa manche mais son emballage bien trop convenu, sa fin évidente et son manque global de magie auront finalement bien entamées ses batteries.

11/20


vendredi, 06 novembre 2009

Poltergeist

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18846052.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20070907_045859.jpgSpielberg et sa banlieue. Des maisons alignées, des enfants qui jouent dans la rue, des pères de familles bières à la main devant le match de football du week-end... et des poltergeists prêts à ouvrir un passage vers l'au-delà.

Réalisé par Tobe Hooper, Poltergeist a tous les aspects d'un film de Spielberg. Un Spielberg paranormal dans un cadre qu'il connaît par cœur. Des champs de maisons, une seule frappée par un esprit et c'est la famille américaine moyenne qui bascule. Aux premières loges les enfants et un spectateur qui va partager leurs peurs, l'orage, l'arbre ou le clown. La lumière visible derrière la porte fermée, image typique de Spielberg, le cauchemar change de dimension. La famille se démonte au gré des paranormal activities. Des perturbations qui contrairement à Paranormal Activity sont trop nombreuses. De jour comme de nuit, leur multiplication divise la peur et rapproche le film de la comédie (voir la visite du patron).

Poltergeist est plein de détails amusants. La chambre des enfants est un vrai catalogue Star Wars, normal pour des enfants de 10 ans (et pour Spielberg ami de Lucas). Il est un peu plus étrange de voir un poster d'Alien entre un X-wing et casque de Dark Vador. La scène des chaises envoutées a été reprise par Shyamalan dans Sixième sens mais avec des placards, une révolution. Pour une version plus enfantine, ne passez pas à côté de Monster House mais évitez à tout prix Scary Movie 2 avant de voir ce Poltergeist. Vous conserverez ainsi toute la saveur des moments de frousse. Un trip 80's de banlieue US à reconsidérer dans une filmographie, celle de Steven Spielberg.

12/20

 

Mission-G

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19165029.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090908_021715.jpgLes ados ont leurs Transformers, petits frères et sœurs auront Mission-G. Moins bruyants et plus mignons, ces rongeurs numériques réalisés avec brio vont faire tourner les animaleries comme ont pu le faire Ratatouille ou Le monde de Nemo. Pour la petite histoire (et elle est petite), menace planétaire, puces électroniques, virus, gadgets et Black Eyed Peas à volonté. Deux de leurs chansons qui reviennent encore et encore, posées sur l'image sans raison. Ca sent à plein nez le rajout de dernière minute.

Blockbuster Bruckheimer pour enfants, le film trouve des plans vertigineux en suivant une mouche virevoltante. En équipe de choc, les amusantes petites bêtes seront au centre d'une impressionnante course poursuite. Pour continuer d'abreuver le public de robots géants, on en place un dans un final explosif associé à un twist surprenant et un poil émouvant. Autre surprise l'excellent Zack Galifianakis, le rôle principal humain qu'on s'étonne de voir dans cette production Disney, dommage qu'il n'ai pas apporté deux trois bonnes vannes avec lui. Un divertissement pour enfants mais que les plus grands se réjouissent, ils profiteront aussi d'un gentil spectacle. Ils oublieront dans l'heure suivante, avant le prochain passage devant un magasin de jouets ou une animalerie. Les enfants collés à la vitrine, ils se souviendront longtemps de Mission-G. Merci M. Disney, merci M. Bruckheimer !

12/20

 

jeudi, 05 novembre 2009

Man on fire

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18393493.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20041103_123117.jpgUn Denzel Washington renfermé, toujours hanté par les fantômes de son passé, voilà l'acteur dans l'une de ses collaborations avec Tony Scott et avec un personnage plus sombre qu'a l'accoutumée. Le calme est installée, les couleurs sont poussées, la chaleur pèse sur l'image. Scott construit une relation, un attachement entre le baroudeur et la petite fille qu'il doit protéger. Enfin pas si petite que ça, interprétée par Dakota Fanning qui lui donne un ton adulte très vite exaspérant. Sous la menace d'un enlèvement la tension est palpable et monte en flèche dès que leur voiture s'arrête à un feu rouge. Là le montage Scott sert parfaitement le métrage, bien équilibré et loin du stroboscope. Son style s'adapte très bien à l'histoire de furie vengeresse de Washington. Mais l'enthousiasme s'arrête là, devant un style, une jolie relation et une vengeance. Man on fire reste conventionnel avec un petit retournement de situation pour une fin rédemptrice. Scott, l'homme à l'image enflammée vient de se refroidir.

10/20

 

Be cool

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18408805.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20050214_064843.jpgBe Cool, un code de conduite pour voir ce film. Un long épisode d'Entourage dans le monde de la production musicale parsemé de petits meurtres aussi appelés négociations de contrats musclées. Une comédie bien plus sympathique et ensoleillé que Get Shorty. L'impressionnant casting laisse chaque acteur faire son petit numéro. On retiendra Vince Vaughn se prenant pour un black, The Rock qui joue très bien du second degré et bien sûr le flegme de John Travolta, plus cool et classe qui lui y'a pas. Le temps d'une scène il revisite son duo mythique avec Uma Thurman en allant brûler les planches. Alors pour profiter de l'escapade Hollywoodienne, c'est simple soyez cool.

12/20