mardi, 14 juillet 2009

Casablanca

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casablanca.jpgVoir un classique tel que Casablanca pour la première fois et en faire la critique n'est pas une tâche aisée. Son statut, sa réputation, ses récompenses sont autant d'éléments qui peuvent enrayer la moindre remarque négative. Les films qualifiés de chef d'oeuvre semblent avoir trouvé une immunité contre toute attaque, protégés par le temps qui passe. C'est pourquoi il faut arriver à ce détacher de cette pression est accoucher sur le papier de ses impressions sur ce qui est au final un film avant tout...

Casablanca, c'est avant tout Humphrey Bogart. Il est rare de croiser personnage aussi complexe et difficile à décrypter pour découvrir ses vraies intentions. Il est introduit dans le film par un chèque et un échiquier, ce qui résume le film. Bogart se joue des autres personnages avec cynisme dans un monde où presque tout s'achète. Mais le coeur de l'oeuvre c'est une histoire d'amour entre Rick et Ilsa ainsi que l'amour de la liberté qui sommeille chez tous les protagonistes qui subissent l'ombre du troisième Reich. Ce dernier éclate au grand jour lors d'une mémorable scène où la Marseillaise rententit face au chant allemand, l'hymne national n'a jamais été aussi beau à l'écran. Quand on réalise que le film est sorti en 1942, la scène n'est que plus engagée. On apprécie le réalisme des personnages jamais blanc ou noir, une mise en scène de la nature humaine dans ce qu'elle a de bon et mauvais.

Michael Curtiz a su donner une richesse visuelle et un rythme sans temps morts à son métrage. Des superbes travellings avant vers Sam ou Rick au flashback à Paris tout se déroule dans un noir et blanc immaculé. Avec des touches de comédie, d'émotions et de suspense, l'ensemble s'harmonise à merveille. Tout se résume au choix de Rick, qui doit prendre une décision pour savoir qui il est. Chacun se pose alors la question à lui-même, que ferait-il face à un tel choix, s'engager ou non. La réponse est un message d'espoir dans l'homme grâce au décision de Rick mais aussi du Capitaine Renault. Pour eux deux comme pour nous avec ce film, «je crois que ceci est le début d'une merveilleuse amitié ! »...

15/20

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