jeudi, 10 septembre 2009
Clerks 2
1369_03/09/09
Retour haut en couleurs pour les Clerks, Kevin Smith donne après 12 ans d'attente une suite au film tourné pour une misère mais qui l'a fait explosé dans le ciné US et a fait de lui le porte-parole d'une certaine génération 90's. Comme l'original, ce Clerks 2 parle de tout et de rien, si ça n'a l'air de rien c'est peut-être qu'il y a tout dedans. De la rivalité entre geeks pour savoir quelle est LA trilogie, Le Seigneur des Anneaux ou Star Wars à l'évocation d'une vie qui n'a pas tournée comme on l'espérait, Smith sous les références et les « dick jokes » parle aussi de vie et d'amitié. Ce tournant dans la vie de Randal et surtout de Dante passe par l'arrivée de la ravissante Rosario Dawson qui s'intègre parfaitement dans l'univers Smithien.
Un exemple d'intelligence masquée par la crétinerie. Quand Smith semble sortir une scène anodine où Randal (qui n'a rien perdu de son mordant) « récupère » une insulte considérée comme raciste, Smith pose une question à débattre, sur l'usage de certains termes, délicats pour certaines personnes, anodins pour d'autres. Il y a souvent un peu plus que de l'humour facile et sous la ceinture, ce qui ne l'empêchera pas d'y être à de nombreuses reprises. Il n'y a qu'a voir le contexte de la déclaration d'amour de Dante pour comprendre que le réalisateur sait aller très loin. Kevin Smith aime ses dialogues et aime les entendre, il a un amour et un talent pour la répartie comparable à celui de Quentin Tarantino, sauf que Smith fait des films d'1h40, ça passe tout de suite beaucoup mieux...
14/20
06:24 Publié dans 03. Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clerks, 2




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